Diaporama et conférence de presse de Jeff Koons lors du vernisage de l’exposition. Par Christine Barbe.
A seulement 57 ans,le plus cher des artistes du monde ne rêvait plus que de se mettre un petit peu à la place du roi soleil. C’est chose faite. Et malgré toutes les polémiques faites sur ce coup de force, il faut reconnaître l’évènement. Ses oeuvres ont fait le tour du monde. Comme son célèbre lapin gonflable. Ici tous les matériaux sont utilisés, tous les sujets sont abordés. Et il se baigne dans le flux d’images de l’enfance. Si certaines confrontations ne sont pas trop réussies, il est tout de même étonnant et heureux que ses oeuvres comme “Moon” dans la Galerie des glaces, la “Pink Panther” dans le Salon de la Paix… donnent une dimension nouvelle aux salles et aux grands appartements si prestigieux. C’est un flirt sans conteste entre le kitch et le classique avec une oeuvre contemporaine baroquissime qui investit aussi bien l’interieur que l’extérieur du château. Qu’en pensez-vous ?
Il n’a que 28 ans et pourtant. Sa peinture déjà interpelle. Fortement. Justement. David Lefebvre s’abreuve d’abord d’images qu’il trouve aussi bien dans des magazines, sur l’écran de télévision ou celui d’internet. Il se nourrit de cette matière première et commence à sortir les personnages de leur contexte. Naissent des portraits de la vie quotidienne. Des scènes de genre. Mais il aimerait que ses peintures les rendent anonymes. Quelconques. Il supprime les sentiments, les affects, les codes. Il ne laisse émerger qu’une image réelle. Sans complaisance. Et c’est peut-être cela qui fait sa force. Qui donne à sa peinture cette sorte d’énigme « auquel c’est en énigme qu’il faut répondre », disait Henri Michaux.
« David Lefebvre », Galerie Zürcher, 56, rue Chapon, 75004 Paris. Jusqu’au 6 octobre.
Légendes : vues de l’accrochage de la galerie; “Barque”, 2008; vues de l’accrochage; “sans titre”, 2008, vues de la galerie, “Sans titre, 2008″; “In the kitchen”, 2008) (photos de l’auteur)
Ouvretesyeux a remarqué quatre expositions toniques pour l’été dans le 13ème arrondissement. Avec Stéphane Daflon, galerie Air de Paris, Lothar Hempel, galerie Art : Concept, Pierre Charpin galerie Freo et Margaret Salmon chez gb agency. Du 24 mai eu 26 juillet, Tél. 01 43 98 00 14.
Avec un commissaire génial qui a monté lui-même son propre groupe de musique rock, le visiteur ne peut que se régaler ! Jérôme Sans, ancien directeur du Palais de Tokyo, a donc réussi le pari de mettre en scène des musiciens qui furent ou sont encore plasticiens. Il montre ainsi que art et Rock’roll font plus que bon ménage ! Et il reste certain que les œuvres de stars comme Yoko Ono, Patti Smith que l’on voit aussi à la fondation Cartier, Lou Reed ou Pete Doherty fascinent.
« It’s not Only Rock’n Roll, Baby”, Palais des Beaux-Art, rue Ravenstein 23, 1000 Bruxelles. Tél. : 32 (0)2 507 82 00. Du 17 juin au 14 septembre. Cataloguede l’exposition29,50 euros. Voir www.bozar.be
images : Pete Doherty, “Blood portrait”, Courtesy Bankrobber Gallery, London
; Laurie Anderson, “Playing “The Talking Stick from Songs ans Stories from Moby Dick”, 1999, photo Franck Micelotta; Ben Van Looy, “Untitled”, 2006, courtesy Philippe de Gobert
Patti “in live” à la Fondation Cartier le 27 mars !
Salon de cuir comme chez elle dit-elle, pour rentrer encore plus dans l’intime. Son intimité. Et tout autour des photos prises par son fameux Land 250 qui ne la quitte jamais. Comme son look. Inébranlable. Egérie. Figure emblématique en jean chemise blanche et gilet d’homme. Elle bouge dans tous les sens. Ne s’assoit jamais. Laisse ses cheveux lui cacher le visage. On la croyait chanteuse ! Et elle est bien plus ! Cette fille de Chicago, passionnée par Rimbaud et la culture française, s’installe en 1969 au Chelsea Hotel avec le non moins célèbre photographe Robert Mapplethorpe, son amour de jeunesse. Elle s’abreuve alors de poésie et de rock’n’ roll. Presque tout le monde connaît ou devrait connaître son album « Horses » qui reçu le grand prix du disque en 1975. Elle devient alors l’éffigie féminine de la scène rock. 1977 est une mauvaise année. Avec un grave accident de voiture. Patti se plonge dans l’écriture et le dessin. Deux ans plus tard le bonheur revient avec son mariage avec le musicien Fred Sonic Smith. A sa mort en 1995, l’artiste reprend l’appareil photo qui lui procure un « sentiment de libération ». Ses sujets ? Des choses et des êtres chers à son cœur. Les pantoufles de Mapplethorpe, le lit de Virginia Wolf ou les couverts d’Arthur Rimbaud.
Et tout à côté, des dessins frôlent ses travaux photographiques. Comme un murmure. Un chant doux et mélodieux. Fins, raffinés, calligraphiques. Décidemment, on se laisse aller sur sa voix vibrante qui ne cesse de nous envahir pendant la visite de cette oeuvre foisonnante et intense, en regardant une vie remplie de trésor et réalisant des trésors. Pour transmettre de toutes part et sous toutes ses formes sa passion des mots.
Ne ratez pas les soirées nomades avec Patti en personne !
« Patti Smith, Land 250 », Fondation Cartier, 261, boulevard Raspail 75014 Paris. Tél. : 01 42 18 56 50. Du 28/03 au 22/06. Voir www.fondation.cartier.comCourtesy Patti Smith.
A voir : “Patti Smith : Dream of life”, de Steven Sebring (2008). sur Arte le 25 mars à 23 heures : un portrait intime de Patti Smith. Magique !
Signature de son livre à la Fondation Cartier le 8 avril de 18h30 à 20h30.
Ateliers pour les jeunes
mercredi 9 avril, samedi 7 juin, de 15h à 16h30, à partir de 8 ans :atelier de loisir créatif; la costumière de théâtre et de cinéma Laurence Benoît invite les enfants à participer à un atelier de création manuelle autour des expositions “Patti Smith” et “Andra Branzi”.
samedi 19 avril et 3 mai de 15h à 16h, à partir de 7 ans : visite des expositions “Andrea Branzi” et “Patti Smith”; les jeunes visiuteurs découvrent leurs oeuvres accompagnés par un animateur de la Fondation Cartier.
mercredi 23 avril et le 21 mai de 15h à 17h, à partir de 7 ans :Rock et animaux;les deux musiciens du groupe Le Club des Chats proposent aux enfants de créer un disque sur le thème des animaux : avec Guillaume ils composent et enregistrent une chanson; avec Maya ils fabriquent la pochette du disque. Une fois finalisé, le disque leur est envoyé à l’issue de l’atelier.
Mercredi 30 avril et 28 mai de 15h à 16h30, à partir de 8 ans :portrait chinois; Guidés par la jeunes artiste Félicia Atkinson, les enfants jouent au portrait chinois. Dessins sur papier calque, enregistrement de poèmes sur dictaphone, photos polaroïds composent un portrait de l’enfant, réalisé à l’aide des techniques utilisées par Patti Smith et Andrea Branzi. Chacun emporta ses compositions dans une grande enveloppe décorée.
samedi 31 ami et mercredi 11 juin, de 15h à 15h45, à partir de 6 ans : les vies imaginaires de Patti Smith et Andrea Branzi; avec les enfants, la comédienne Fany Mary parcours les expositions et à partir des oeuvres exposées, invente avec eux la vie de personnages imaginaires.
Le célèbre plasticien Claude Levêque toujours en quête d’émotions fortes s’installe chez Louis Vuitton où il espère que le visiteur retrouvera son âme d’enfant hanté par la lumière et le noir, le rêve et l’angoisse. A 28 ans, Laurent Pernot présente dans la vitrine de Christian Dior « Le Quid », un film d’animation où son personnage, à la fois Petit Prince et Peter Pan, finalement pas très rassurant…, fait errer l’imagination entre le vivant et le mort…. Plus coloré et ludique, ouf, et merveilleusement baroque, l’univers de Marina de Caro joue des matières et des couleurs chez Kenzo pour inventer un nouveau lieu unique et terriblement sensible, tandis que Marlène Mocquet présente ses dessins à la naïveté enfantine, si raffinée, si flous, à la limite du spectrale et du rêve dans la boutique Christian Lacroix. Le café de Flore se retrouve envahit par les photographies de Nicole Tran Ba Vang, toujours inspirée par le corps et son environnement, créant pour ce lieu magique un dispositif de miroir où le visiteur et même les habitués du lieu pourraient bien se perdre ! C’est chez Arthus-Bertrand que les réflexions sur la nature et la culture de Karen Knorr se révèlent avec sa mystérieuse série de photographies où l’artiste donne aux animaux des attitudes humaines. Ils sont une trentaine dans une trentaine de lieux ! Attention, « Il était une fois »… rêve ou réalité ?
« Il était une fois… » 6ème édition du parcours Saint Germain. Voir www.parcoursaintgermain.com. Du 29 mai au 19 juin.
Il a 53 ans et est célèbre dans le monde entier. Le plasticien allemand Andreas Gursky, connu pour ses images sur la société de consommation dévoile pour la première fois à Chaumont-sur-Loire une série sur le paysage. Une série magique. Magnifique. Sublime. Où le visiteur pénètre littéralement dans ces immenses photographies de plus de 5 mètres. Mais attention, dans cette nature vierge, quelque part, tout petit, minuscule, dans l’infini, l’homme reste présent.
« Andreas Gursky », Domaine de Chaumont-sur-Loire, 41150 Chaumont-sur-Loire. Tél. 02 54 20 99 22. Jusqu’au 31 août. www.domaine-chaumont.fr