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(Dernière interview du film : Damien Cabanes : “Qu’est-ce qui vous a ouvert les yeux sur l’art? Photos du diaporama de l’auteur)

 

 Il y a dix ans, Damien Cabanes offrait des sculptures abstraites et colorées.  Puis voilà ses huiles sur toile qui ont eu un succès fou à la dernière foire Artparis. Des tableaux magnifiques où s’étend un corps, des personnages isolés, seuls. Les couleurs se sont atténuées. Ou parfois éclatent. Quant elles se lancent dans une merveilleuse délicatesse. Un sorte de « passion raisonnée » hantent ses œuvres dont l’artiste affirme « Ce ne sont pas les sentiments du modèle que j’exprime mais les miens ». Un travail superbe qui sera mis en valeur par des sculptures de l’artiste.

 

«Damien Cabanes », Galerie Eric Dupont, 13, rue Chapon, 75003 Paris. Tél. : 01 44 54 04 14. Voir www.eric-dupont.com

Images : Damien Cabanes, “Iris assise et Saskia endormie, 2008, courtesy galerie Eric Dupont Paris; Damien Cabanes, “Louise et Etienne debout”, 2008, courtesy Galerie Eric Dupont, Paris.

Il n’a que 28 ans et pourtant. Sa peinture déjà interpelle. Fortement. Justement. David Lefebvre s’abreuve d’abord d’images qu’il trouve aussi bien dans des magazines, sur l’écran de télévision ou celui d’internet. Il se nourrit de cette matière première et commence à sortir les personnages de leur contexte. Naissent des portraits de la vie quotidienne. Des scènes de genre. Mais il aimerait que ses peintures les rendent anonymes. Quelconques. Il supprime les sentiments, les affects, les codes. Il ne laisse émerger qu’une image réelle. Sans complaisance. Et c’est peut-être cela qui fait sa force. Qui donne à sa peinture cette sorte d’énigme « auquel c’est en énigme qu’il faut répondre », disait Henri Michaux.

 

« David Lefebvre », Galerie Zürcher, 56, rue Chapon, 75004 Paris. Jusqu’au 6 octobre.

Légendes : vues de l’accrochage de la galerie; “Barque”, 2008; vues de l’accrochage; “sans titre”, 2008, vues de la galerie, “Sans titre, 2008″; “In the kitchen”, 2008) (photos de l’auteur)

 

A 41 ans, Serguei Barekov dit Serp, travaille entre Moscou et Paris.   Pour la galerie Orel Art il a construit « l’Ile du bûcheron ». C’est l’île du naufragé, celle de Robinson. « Un lieu où il faut recréer le monde à partir de l’homme », explique Thierry Dufrêne. C’est aussi la cabane de Baba Yaga avec des nappes en dentelles, de petits tableaux, une vidéo sortant d’un cadre en bois… Mais la maison ressemble étrangement aux corps peints accrochés aux cimaises de la galerie, à ceux accrochés encore dans la cabane même. Disloqués. Coupés à la hache.  Ici les fenêtres tombent. Là, les bûches sont dipersées. Comme les membres des corps de ses tableaux. Sans têtes, sans bras, sans jambes. Ici, nous sommes dans un univers étrange où il n’y a ni vie ni mort. A l’image d’une certaine Russie.Tout en noir, gris et blanc. Mais où la cabane peut, peut être tout de même apporter une solution. Un idéal.  Un endroit pour se retrouver, pour retrouver l’unité. La paix. Le monde.

 

“Sergeï Serp”, Galerie Orel Art, 40, rue Quicampoix, 75004 Paris. Tél. : 01 47 20 22 24. www.orelart.com Du 9 septembre au 25 octobre.

 (Images prises par l’auteur)